La Coalition Nationale-Campagne Internationale pour l’Eau Potable et l’Assainissement (CN-CIEPA) ; en collaboration avec la CPS-SEUUDE et en partenariat avec l’UNICEF, a organisé le mardi 29 septembre 2026, une rencontre d’information des acteurs EHA/WASH sur l’initiative HOSI. C’était en présence du représentant du ministère de l’Environnement, de l’assainissement et du développement durable, Cheick Oumar TRAORE du Ministère ; du directeur Exécutif de la CN-CIEPA, Boureïma TABALABA ; du représentant de l’UNICEF au Mali, Bassem SAADALLAOUI.
L’objectif de cette rencontre est de promouvoir l’initiative HOSI auprès des décideurs nationaux pour un engagement plus accru en faveur du secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement au Mali. Aussi, il s’agit d’amener les acteurs à percevoir les enjeux du WASH et les bénéfices de l’initiative HOSI pour le Mali ; d’amener les acteurs à s’engager dans le processus d’adhésion à l’initiative HOSI ; et les guider à convenir d’une feuille de route pour l’adhésion du Chef de l’État à l’initiative HOSI.
Le directeur Exécutif de la CN-CIEPA, Boureïma TABALABA, a soutenu que l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement constitue un levier essentiel de croissance économique, de réduction de la pauvreté et de promotion de développement humain durable. Il a salué l’adoption de la Vision 2063 par le Gouvernement et les politiques et programmes ambitieux en faveur du secteur eau et assainissement.
Le responsable de CN-CIEPA reconnaît que de nombreux défis persistent tels que l’insuffisance de financement, les effets liés aux changements climatiques, les difficultés de gouvernance et de coordination.
De son côté, le représentant de l’UNICEF, Bassem SAADALLAOUI, a noté que l’expérience montre que les avancées les plus rapides dans le secteur WASH reposent sur trois facteurs essentiels à savoir : un leadership politique fort, des investissements durables et une redevabilité fondée sur des résultats mesurables. Selon lui, l’initiative HOSI offre précisément le cadre nécessaire pour renforcer ces leviers et transformer les engagements en changements concrets pour les populations.
« L’UNICEF réaffirme son engagement à accompagner le Gouvernement du Mali dans cette dynamique. Nous continuerons à soutenir le renforcement de la gouvernance du secteur, l’amélioration des services dans les écoles, les centres de santé et les communautés, ainsi que le développement de systèmes de suivi fiables permettant de mesurer les progrès accomplis », a-t-il rassuré.
Pour sa part, le représentant du Ministère de l’Environnement, Cheick Oumar TRAORE, a affirmé que cette rencontre témoigne de la volonté commune de renforcer la mobilisation nationale autour des enjeux liés à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement qui demeurent au cœur du développement durable et du bien-être des populations.
« Le secteur eau, hygiène et assainissement a connu des avancées significatives. Le Mali, en adoptant la Constitution de juillet 2023, a reconnu l’eau et l’assainissement comme droit humain fondamental. Le Gouvernement a également traduit ce droit fondamental dans la vision 2063 », a rappelé M. Traoré.
Il a souligné que dans le souci de mieux opérationnaliser cette vision, le Gouvernement a adopté en 2026 la Politique Nationale de l’Eau (PNE), la Politique Nationale de l’Assainissement (PNA), les plans d’actions et les programmes y afférents et le pacte de durabilité 2026-2035 des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement.
En effet, cette nouvelle initiative apparaît comme une opportunité majeure pour l’accélération de l’accès universel aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement.
Le HOSI est un mouvement mondial de leadership politique visant à garantir l’accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH). Elle mobilise les plus hauts dirigeants c’est-à-dire les Présidents, les Premiers ministres, les Rois… pour qu’ils fassent du WASH une priorité nationale, avec des engagements concrets et visibles.
Les principaux objectifs sont entre autres : élever le WASH au rang de priorité politique dans les plans de développement nationaux ; débloquer des financements à travers des pactes nationaux et des stratégies multisectorielles ; renforcer la redevabilité et la coordination entre ministères, partenaires techniques et financiers et accélérer la réalisation de l’ODD 6 : eau et assainissement pour tous d’ici 2030.
PAR MODIBO KONÉ








