La mairie du district de Bamako a soumis son projet de budget 2027 au débat public, le vendredi 23 octobre. Cet exercice a permis de discuter des préoccupations des acteurs locaux, en plus du projet de budget 2027, estimé à plus de 68 milliards de FCFA, contre 55,59 milliards en 2026.
La cérémonie était présidée par l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie du district de Bamako, Marc DABOU. Il était entouré de plusieurs responsables de services de la mairie du district de Bamako, ainsi que d’acteurs locaux de développement, notamment des transporteurs, des commerçants et bien d’autres partenaires de ladite collectivité.
À l’ouverture des échanges, l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la mairie du district de Bamako, Marc DABOU, a rappelé que le budget d’une collectivité n’est pas seulement un document de prévision financière. Il constitue, avant tout, selon lui, l’expression de ses priorités, de ses engagements et de ses ambitions au service des populations.
Pour l’exercice 2027, le budget de la mairie du district de Bamako est équilibré en recettes et en dépenses à 68 368 791 296 FCFA, contre 55 588 535 131 FCFA en 2026. Cette évolution représente une augmentation de 12 780 256 165 FCFA.
« Elle appelle toutefois à la prudence, à la rigueur dans les prévisions et à un effort soutenu de mobilisation efficace des ressources, afin que les ambitions inscrites au budget puissent se concrétiser », a-t-il précisé.
Parmi les principales actions annoncées figurent le renforcement des capacités d’intervention en matière d’assainissement, la construction du marché El Hadji Dossolo TRAORÉ, ainsi que la reconstruction des bâtiments F et G du marché de Dabanani, incendiés en 2024.
Le programme prévoit également des aménagements de carrefours, l’éclairage de certains axes, le désencombrement des grandes artères et la réhabilitation ou l’extension du réseau de feux tricolores. La mairie envisage par ailleurs la réalisation de deux parkings et la digitalisation de la vente des vignettes.
Cet exercice, consacré par les textes, doit permettre aux citoyens de faire connaître leurs préoccupations et de formuler des propositions sur les orientations budgétaires de la collectivité.
Au cours des échanges, les conducteurs de taxi ont soulevé la question de la concurrence exercée, selon eux, par la plateforme Heetch Mali, un service de transport avec chauffeur fonctionnant par application. Ils estiment que les obligations imposées aux taxis traditionnels ne sont pas équivalentes à celles auxquelles seraient soumis les conducteurs utilisant cette plateforme.
Les taximen demandent ainsi l’implication de la mairie pour remédier à ce qu’ils considèrent comme une situation injuste. Ils mettent notamment en avant le coût de la vignette qu’ils doivent acquitter en raison de leur statut, ainsi que les frais liés au stationnement. À leurs yeux, ces charges ne seraient pas appliquées dans les mêmes conditions aux conducteurs travaillant via Heetch.
PAR SIKOU BAH







