Sur la base d’informations faisant état d’une attaque terroriste contre des populations civiles dans le sous-secteur opérationnel de Ménaka, une patrouille des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires a découvert, à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville de Ménaka, 54 corps sans vie dans un campement à Tagadayat. Neuf rescapés ont également été retrouvés et évacués vers la ville de Ménaka, avant d’être pris en charge par les structures compétentes. L’annonce a été faite dans un communiqué signé, le samedi 24 octobre 2026, par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).
Dans ce communiqué, l’État-major général des armées a indiqué qu’au cours de leurs recherches, la patrouille conjointe FAMa-partenaires a découvert, à environ 35 kilomètres au sud-est de la ville de Ménaka, 54 corps sans vie dans un campement à Tagadayat. Le communiqué précise que les victimes ont été inhumées sur place. Cependant, l’État-major général des armées a annoncé que neuf rescapés ont également été retrouvés et évacués vers la ville de Ménaka. Ces personnes ont été prises en charge par les structures compétentes.
La DIRPA affirme, dans son communiqué, que les premiers témoignages recueillis attribuent ces tueries à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).
En réponse à cette barbarie, selon l’État-major général des armées, les FAMa ont renforcé les mesures de protection des populations les plus exposées, notamment en facilitant le déplacement vers la ville de Ménaka des habitants de campements menacés. Il rassure que les patrouilles et les opérations de sécurisation se poursuivent dans le sous-secteur opérationnel de Ménaka.
Ainsi, l’État-major général des armées a condamné avec la plus grande fermeté ce massacre commis contre des populations civiles. Dans son communiqué, il s’est incliné devant la mémoire des victimes, tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées ainsi qu’aux communautés éprouvées.
La hiérarchie militaire a, par ailleurs, réaffirmé la détermination des FAMa à poursuivre les auteurs de ces crimes afin qu’ils répondent de leurs actes, conformément aux lois en vigueur.
Dans un autre communiqué en date du 24 octobre 2026, la DIRPA a annoncé que, le 22 octobre 2026, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser, à environ 50 kilomètres au sud de la ville de Ménaka, un important point de regroupement de terroristes, parmi lesquels figuraient des responsables. Elle soutient que ces terroristes détenaient plusieurs moyens roulants et équipements logistiques. La DIRPA affirme que cette position a été frappée avec succès.
Le même jour, dans le village de Piron, dans la région de Mopti, un autre regroupement d’éléments terroristes, disposant notamment de motocyclettes, a été identifié avant d’être frappé avec succès. Ces opérations réussies ont été enregistrées dans plusieurs localités du pays, notamment dans les secteurs de Bozola, Koué, Siéna et Digama.
PAR SABA BALLO







